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Nantes Renaissance Association
pour la valorisation
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- Missions
et actions.
- Situation
de votre immeuble.
-- Programme Nantes
- Programme
des activités
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| C | HARTE DE QUALITE SUR LE BATI ANCIEN |
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I - EngagementsA) Exposé des motifsLorsque la municipalité de Nantes a décidé d'engager un vaste programme de ravalement de façades sur l'ensemble du centre historique, la mise en oeuvre et l'animation de ce programme ont été confiées à Nantes Renaissance, Association pour la Valorisation du Patrimoine, élément de cadre de vie. Les partenaires se montrent soucieux : La charte a été élaborées pour répondre à ces préoccupations. Elles comportent des informations et des engagements respectifs devant permettre d'atteindre les résultats recherchés.Elles ont pour vocation de constituer un condensé des règles techniques indiscutables à appliquer lors des travaux de restauration du patrimoine architectural de Nantes. Elles permettent d'assurer des réalisations de qualité et de valoriser le « bon travail ». Le groupe des signataires fonctionnera à la manière d'un « cercle de qualité », avec des rencontres plus ou moins régulières suivant l'actualité sur des points techniques particuliers de restauration. Au-delà des engagements respectifs des signataires, la charte se veut un outil de promotion des savoir-faire de qualité. B) Champ d'actionLa présente charte s'applique sur le territoire de la Ville de Nantes dans les limites du Secteur Sauvegardé et des périmètres de protection des Monuments Historiques, ainsi qu'aux bâtiments protégés par le Plan Local d'Urbanisme et sur les édifices de qualité en dehors de toute protection. - Faciliter les démarches des architectes et des entreprises - Assurer la promotion de la charte, des architectes et entreprises signataires I - EngagementsA) Exposé des motifsLorsque la municipalité de Nantes a décidé d'engager un vaste programme de ravalement de façades sur l'ensemble du centre historique, la mise en oeuvre et l'animation de ce programme ont été confiées à Nantes Renaissance, Association pour la Valorisation du Patrimoine, élément de cadre de vie. Nantes Renaissance a donc établi cette charte avec l'Architecte des Bâtiments de France, la Ville de Nantes, les Architectes, les Entreprises, et leurs représentants. Les partenaires se montrent soucieux : - de répondre à la fois à l'attente de la Ville de Nantes et à celle des propriétaires, La charte a été élaborées pour répondre à ces préoccupations. Elles comportent des informations et des engagements respectifs devant permettre d'atteindre les résultats recherchés. Elles ont pour vocation de constituer un condensé des règles techniques indiscutables à appliquer lors des travaux de restauration du patrimoine architectural de Nantes. Elles permettent d'assurer des réalisations de qualité et de valoriser le « bon travail ». Le groupe des signataires fonctionnera à la manière d'un « cercle de qualité », avec des rencontres plus ou moins régulières suivant l'actualité sur des points techniques particuliers de restauration. Au-delà des engagements respectifs des signataires, la charte se veut un outil de promotion des savoir-faire de qualité. B) Champ d'actionLa présente charte s'applique sur le territoire de la Ville de Nantes dans les limites du Secteur Sauvegardé et des périmètres de protection des Monuments Historiques, ainsi qu'aux bâtiments protégés par le Plan Local d'Urbanisme et sur les édifices de qualité en dehors de toute protection. - Nantes Renaissance, d'autre part facilitera les relations entre les architectes, les entreprises et les administrations concernées afin que les demandes d'autorisation de travaux et les demandes de subvention soient instruites dans les meilleures conditions possibles (qualité des prestations, délais, ...). · Assurer la promotion de la charte, des architectes et entreprises signataires - Nantes Renaissance fera figurer le nom des architectes et des entreprises signataires sur une liste qui sera remise aux propriétaires, aux syndics, aux professionnels et aux administrations concernées. Elle fera l'objet d'une publication annuelle mis à disposition du public au siège de l'Association. - Nantes Renaissance portera à la connaissance des propriétaires les exemples de ravalement effectué par les architectes signataires. - Un travail régulier d'actions de presse mettra en valeur les chantiers, les entreprises, les architectes et les compagnons ayant réalisé des travaux de bonne qualité (prix de ravalement, etc.). · Promouvoir les Architectes et les Entreprises (création ou arrivée sur le marché local) - En leur ouvrant l'accès à la charte, sous réserve de l'accord de la commission d'agrément de Nantes Renaissance. - En diffusant la charte · Mettre en place une commission d'agrément D) Engagements des Architectes- Favoriser le processus de réhabilitation engagée par la Ville de Nantes. - Préserver et promouvoir la qualité architecturale en respectant les règles définies dans la charte. - Garantir la validité des estimations. - Optimiser la gestion du projet de ravalement au niveau des études et de la réalisation. - Faciliter les relations avec les services concernés (Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine, Nantes Renaissance…). C'est pourquoi, les signataires prennent les engagements suivants : · Les relations avec Nantes Renaissance Les signataires resteront en relation permanente avec Nantes Renaissance dès les premiers contacts avec les maîtres d'ouvrage (syndic, copropriétaires). · Les relations avec le Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine Les signataires entreront en relation avec les services concernés lors de la mission de diagnostic et dès qu'un problème architectural ou urbanistique se posera. · Les services rendus aux propriétaires Les signataires proposent aux propriétaires : - Deux types de mission complémentaires et successives établis en référence au cahier des clauses générales du contrat d'architecte et aux prescriptions de la charte 1) Une mission de diagnostic 2) Une mission d'architecte (études et réalisation) Ces deux missions peuvent concerner non seulement les parties visibles depuis l'espace public mais aussi les intérieurs : parties communes (entrée, couloir, escalier), les cours et les réseaux (électricité, gaz, téléphone, TV et évacuation diverses… ) Sont donc concernés : - la façade proprement dite = maçonnerie/taille de pierre - la zinguerie = gouttières, protections de balcons et de fenêtres - les ferronneries (balcons) - la couverture - les cheminées - les menuiseries extérieures - l'effacement des réseaux en façade
1) La mission de diagnostic Le diagnostic établi par un architecte est une aide à la décision. Dans le cadre de la présente charte, cette mission va au-delà du diagnostic tel qu'il est défini par l'ordre des architectes. Il comporte : - une analyse historique sommaire, - un reportage photographique, - une campagne de sondages si besoin est, - un descriptif sommaire des travaux par type d'ouvrage, descriptif établi après consultation de l'Architecte des Bâtiments de France, - si nécessaire une décomposition par tranche en fonction de l'urgence des travaux, - une estimation sommaire du montant des travaux correspondant aux tranches prévues au descriptif Elle doit faire l'objet d'un contrat avec l'architecte dans lequel sera défini le coût du diagnostic Cette mission peut être subventionnée par la Ville de Nantes. Cette aide est calculée en fonction de la qualité architecturale de l'immeuble et de la complexité de l'étude.2) La mission d'architecture (études et réalisation) Elle comprend les prestations suivantes : - la mise au net des plans et des croquis de détails nécessaires à l'exécution des travaux. - une assistance concernant les formalités administratives (demandes permis de construire de subvention et autres…) - le dossier de consultation des entreprises (D.C.E.) - le suivi du chantier et la rédaction des compte-rendu de réunion de chantier, - la comptabilité de chantier : établissement des propositions de paiement sur situation de travaux, - le contrôle de la bonne exécution des travaux, - l'assistance à la réception des ouvrages, - le dossier des ouvrages exécutés (D.O.E.) Cette mission doit faire l'objet d'un contrat avec l'architecte dans lequel sera défini le montant de ses honoraires. · Les exigences vis-à-vis des entreprises Les signataires assurent les conditions d'une saine et réelle concurrence. Les entreprises consultées sont choisies en accord avec le maître d'ouvrage. · Le respect des règles techniques de la charteIls feront de préférence appel aux entreprises signataires de la charte et à celles qui ont manifesté un intérêt particulier pour les bâtiments anciens.E) Engagements des entreprises· Se conformer au règlement du Secteur Sauvegardé sous l'autorité de l'Architecte des Bâtiments de France · Entretenir des relations avec Nantes Renaissance et les propriétaires (ou leurs représentants) - Les signataires prendront contact avec Nantes Renaissance lorsqu'ils seront sollicités par un propriétaire ou par un architecte le représentant. Un premier contact de terrain avec le propriétaire et l'entreprise devra être nécessairement pris pour définir les prescriptions à engager sur le chantier. - Les signataires informeront également les propriétaires de l'existence de Nantes Renaissance, et de ses missions de conseil et d'information. L'Association notamment tient à leur disposition les chartes signées par les architectes. · Respecter les règles techniques de la charte - Les signataires s'engagent à respecter scrupuleusement les règles techniques de mise en oeuvre fixées dans la charte, et les règles administratives. Ils veilleront notamment à s'assurer que le propriétaire est bien en possession du permis de construire ou de l'autorisation de travaux, et à obtenir communication de ces documents. En leur absence, ils préviendront l'association Nantes Renaissance. · La réalisation des travaux de qualité - Les signataires fourniront des devis descriptifs et quantitatifs détaillés, assortis de prix unitaires qui devront permettre à l'Architecte des Bâtiments de France de comprendre les travaux projetés. Ils seront transmis à Nantes Renaissance, ainsi que les factures de travaux réalisés pour que l'Association puisse assurer le suivi des travaux de ravalement et en conserver la mémoire. - Si des événements imprévus entraînant des modifications des prestations se présentaient, ils s'engagent à prévenir l'Architecte des Bâtiments de France soit directement, soit par le truchement de Nantes Renaissance. - Les signataires s'engagent à garantir le bon résultat de leur travail, à effectuer si besoin les reprises nécessaires pour obtenir la conformité avec les prescriptions de l'Architecte des Bâtiments de France.
Les travaux d'entretien et de restauration du clos et du couvert et des intérieurs des immeubles anciens du centre historique (et tout particulièrement ceux compris dans le périmètre du Secteur Sauvegardé) devront respecter les principes suivants : A) Les façades Il s'agit des travaux de ravalement des façades sur rue mais aussi sur cour, il faut considérer l'immeuble dans son ensemble et les mêmes techniques de restauration seront employées quelle que soit la façade. Les travaux de simple entretien feront l'objet des mêmes soins. Les échafaudages seront montés suivant la réglementation en vigueur. Ils comporteront toutes les protections nécessaires pour assurer de bonnes conditions de travail et limiter au maximum les nuisances pour les occupants et l'environnement immédiat du chantier. a) Maçonnerie – pierre de taille D'une façon générale, les maçonneries seront restaurées dans un état le plus proche possible de celui d'origine. La taille de pierre Il existe trois types de façades : - façade à parement en pierre de taille Traditionnellement, les façades nantaises sont en pierre de tuffeau sur soubassement de granit. Le nettoyage des parements de pierre calcaire dure (coefficient de dureté supérieur à 9) peut se faire par des techniques de simple brossage ou de micro-abrasion lorsque la pierre est saine, le sablage est interdit. Lorsque les parements sont dégradés, le ravalement s'effectue par retaille de surface (à la laye et au chemin de fer). Cette retaille ne doit pas dépasser un maximum de 1 centimètres ; au-delà, il convient de changer les pierres endommagées, le remplacement doit se faire en bloc entier, les techniques de placage sont interdites. Les pierres remplacées en tiroir seront scellées en fond avec des coulis de chaux hydraulique naturelle et les joints soigneusement refichés sur les quatre faces avec un mortier de chaux naturelle (il ne doit rester aucun vide entre la pierre neuve et la maçonnerie environnante). Le sens du lit de la pierre doit être respecté lors de la pose et les boutisses remises en place ; si ces dernières sont en nombre insuffisant, il conviendra d'en ajouter. Des techniques de brochage peuvent être utilisées pour solidariser les pierres neuves ou les parties de pierres remplacées avec la maçonnerie ou enfin les pierres contiguës. Pour les encadrements de baie, s'il n'est pas possible d'intervenir par l'intérieur sur les pierres de harpage, la pierre pourra être coupée au droit de la menuiserie, le morceau de pierre neuf devra être goujonné dans la partie ancienne restée en place (tige filetée inox ou laiton). Le meilleur ravalement est celui où la retaille est minimale, voire absente (ce qui permet de conserver le calcin, cette couche dure de protection), dans ce cas le nettoyage se fait à l'aide d'une brosse de chiendent ou avec un carde douce. Le recours à des matériaux de ragréage ne pourra être autorisé pour de petits raccords qu'à titre exceptionnel avec l'accord du Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine. Lorsque une pierre saine est endommagée par des trous de fixation ou autres percements de faible dimension, l'utilisation de bouchons posés à joints marbriers est préconisée. De nombreuses façades en tuffeau, mal entretenues, ont été ravalées avec un enduit au ciment parfois peint : cette solution est aujourd'hui interdite. Lorsque ces enduits sont fissurés ou présentent des défauts d'adhérence, ils doivent être supprimés. Dans ce cas, le retour à l'état d'origine s'impose. Le granit des seuils, soubassements, rez-de-chaussée, est la plupart du temps de teinte beige rose (granit nantais). Il doit être dressé, à parement lisse de caractère urbain (taille pointée Toutes les moulurations seront restaurées au plus proche de leur profil d'origine (c'est pour cette raison que la retaille doit être minimale) ou restituées si elles ont disparu ou si elles ont été dénaturées. Le dessin précis des profils des moulures avant et après travaux sera soumis au responsable des travaux, qui transmettra à Nantes Renaissance et au Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine. Les joints Sur les soubassements de granit, on utilisera de préférence un mortier de rejointoiement à forte granulométrie d'un aspect proche du granit. Les joints seront raclés à fleur de parement du granit ; les joints en creux, rubans ou tirés au fer sont proscrits. L'objectif est que le joint se fasse oublier : il est recommandé de laver les joints avant la prise définitive pour les enlever la laitance de la chaux qui tache les pierres. Le rejointoiement des tuffeaux doit être effectué au mortier de chaux aérienne (additionné de sablon et de poudre de tuffeau) coupé à la truelle à fleur des parements. Des échantillons, sur une surface significative, seront réalisés in situ pour présentation aux responsables des travaux, à Nantes Renaissance et au Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine. Les enduits Les enduits sur les maçonneries de tout venant seront réalisés avec des chaux naturelles mêlées de sable à granulométrie variable, avec une préférence pour le sable dit de Loire : exempt de coquillage. Les enduits traditionnels à la chaux aérienne permettent aux murs de respirer. Il est conseillé de recourir pour le dégrossi à la chaux aérienne (CL ou DL) ou suivant les périodes et le type de support à un bâtard de chaux aérienne et de chaux hydraulique naturelle pure et d'utiliser pour la finition de la chaux aérienne ou de la chaux grasse en pâte. Les ajouts de chaux hydraulique NHL3.5 sont tolérés. Le sable sera du sable de Loire qui ne doit pas être trop lavé ni trop tamisé pour avoir une bonne proportion de fines et un bon éventail de granulométrie. Il sera mélangé à du sable de carrière pour éviter une coloration trop grise et une composition trop maigre. Des échantillons, sur une surface significative (minimum 60 x 60 cm), seront réalisés en situ pour présentation aux responsables des travaux, à Nantes Renaissance et au Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine La finition pourra être lissée, talochée, lavée à l'éponge ou brossée suivant les effets esthétiques recherchés. b) Les façades à pans de bois Les façades à pans de bois, très rares à Nantes, devront être restaurés par nettoyage du bois et traitement fongicide et insecticide par imprégnation. Des recherches de traces de polychromie devront être conduites au préalable pour redonner aux pans de bois leur couleur d'origine, en les teintant à l'aide de terres naturelles c) Zinguerie Il s'agit d'une technique fondamentale pour la sauvegarde des façades. Il convient en effet de prévoir des protections pour tous les points des façades à partir desquels l'eau peut s'infiltrer : corniches, cordons, frontons, appuis de fenêtres et de balcons, dessus de lucarne. Cette protection peut être assurée par du plomb ou par du zinc. Le plomb est d'une mise en œuvre plus délicate mais offre une meilleure longévité et le zinc n'a été utilisé qu'à partir du milieu du XIXe siècle. Un soin tout particulier sera pris pour réaliser un nombre suffisant de joints de dilatation : ourlets pleins sur baguettes bois ou joncs de métal pour le plomb, coulisseaux ou joints sur tasseaux pour le zinc. La même attention sera portée à la réalisation des solins aux jonctions avec les maçonneries (mise en œuvre de bande à rabattre) ; au contact de la pierre de taille, il est préférable de poser des bandes engravées. Les étanchéités sur le zinc peuvent être réalisées avec un mastic colle polyuréthane (ton pierre). Les tubes de buées des fenêtres seront raccordés à l'extérieur. Dans tous les cas, un isolant neutre (tel que papier anglais, feutre bitumé…) sera interposé entre le métal et la maçonnerie ou la pierre. Les gouttières respecteront la typologie locale : dalle nantaise. Les tuyaux de descente seront disposés de façon discrète sur les façades. Gouttières et descentes d'eau pluviale seront en zinc ou exceptionnellement en cuivre. Des dauphins en fonte seront posés en pied des descentes d'eau pluviale. Le zinc a aussi été utilisé en éléments décoratifs (par exemple les faîtages, les arêtiers, les membrons, les chéneaux) et tout particulièrement au XIX e siècle ; ces éléments devront être conservés ou restaurés au plus proche de leur aspect d'origine. d) Ferronnerie La restauration des ferronneries fait partie intégrante du ravalement de la façade. Suivant l'époque, elles sont en fer, en fonte ou en acier, parfois composite : structure en fer ou acier et décor en fonte moulée. Leur dépose est indispensable pour remplacer les protections en zinc ou en plomb des balcons. Elle devra être effectuée par le serrurier. Les ferronneries devront être restaurées dans le respect des techniques traditionnelles. Des techniques modernes compatibles avec l'ouvrage peuvent être employées (en particulier pour renforcer la solidité) dans la mesure où elles ne dénaturent pas l'ouvrage. Les scellements peuvent être réalisés avec un mélange de plâtre à mouler et de sable. Les scellements chimiques ou en ciment prompt conviennent aussi à condition de laisser en surface la possibilité d'effectuer un joint de finition au mortier de chaux. Dans tous les cas, la partie de métal encastrée doit être protégée contre la rouille. Dans le tuffeau comme dans toutes les pierres tendres, il faut proscrire les modes de fixation, telles que les chevilles en plastique, en plomb ou à cône de serrage, qui provoquent des efforts mécaniques (risque de fissuration de la pierre). En fonction de la nature du métal, de l'état de la pièce et de la complexité des assemblages (rivetages, soudure, clavetage, vissage… ) à traiter, le nettoyage pourra consister en un décapage doux (le grenaillage est à éviter) ou un simple brossage. Les nettoyages chimiques conviennent à des pièces en tôle, mais sont à éviter sur des pièces assemblées car l'acide s'infiltre dans les assemblages, provoque des jeux en dissolvant la rouille et est très difficile à éliminer au rinçage. A l'issue de la restauration, les ferronneries seront nettoyées et protégées contre la corrosion. La finition consistera en deux couches de laque. e) Menuiserie Portes et fenêtres seront restaurées suivant leur dessin d'origine, en respectant les moulurations et les profils. Si elles doivent être refaites ; elles le seront en bois, de préférence en chêne ou dans un bois de même nature que l'existant. En l'absence de projet global, il faudra s'inspirer des menuiseries les plus anciennes de l'immeuble. Les menuiseries à recouvrement de type industriel sont à proscrire, de même que l'emploi d'aluminium ou de PVC. Dans le secteur sauvegardé, tout remplacement doit faire l'objet d'une demande d'autorisation de travaux. Dispositif d'isolation phonique Les dispositifs de protection phonique (double fenêtres), s'ils sont autorisés par l'Architecte des Bâtiments de France, seront placés à l'intérieur des logements, afin de conserver le « creux » des baies et ne pas modifier l'esthétique de la façade . Les doubles fenêtres placées à l'intérieur des logements seront de préférence à grand vitrage. Des vitrages épais feuilletés de qualité phonique peuvent toutefois être adaptés entre les petits bois des menuiseries existantes. Dans le cas de remplacement des menuiseries à neuf, des doubles vitrages pourront être installés sous réserve de conserver le dessin général des moulures et des profils de la fenêtre d'origine. Dans le cas de restauration ou de remplacement de menuiseries anciennes, il est indispensable de réfléchir à une intégration harmonieuse des dispositifs de ventilation des logements. La quincaillerie Une menuiserie ancienne ne peut se concevoir sans une quincaillerie adaptée (charnière, targette, loqueteau, espagnolette ou crémone, verrou, serrure, entrée de serrure, penture). La conservation de tous ces éléments s'impose, même s'ils ne sont plus en service. En effet, ils contribuent au caractère de la menuiserie et témoignent de son histoire (il est fréquent de retrouver sur les portes les différents systèmes de fermeture utilisés au cours du temps). Il est donc indispensable de soigneusement récupérer tous les ferrages en place soit pour réutilisation soit comme modèle pour une fabrication à neuf. Le type de la quincaillerie doit correspondre au style de la menuiserie : fermeture à targettes et loqueteaux au XVII e siècle, fermeture par espagnolette au XVIII e siècle et par crémone au XIX e siècle. Tous ces éléments métalliques sont fixés par des clous forgés ou à têtes rondes. Les vis à tête fendue n'apparaissent qu'au XIX e siècle. L'utilisation de vis cruciformes modernes est à proscrire. Traditionnellement, la quincaillerie est peinte de la même couleur que la menuiserie. Les éléments modernes (ferme porte, gâche électrique, canon de serrure… ) devront être intégrés de la façon la plus discrète possible et peints. f) Peinture La peinture régulière des menuiseries et des ferronneries fait partie de l'entretien courant des bâtiments. Menuiseries (fenêtres, portes et portails) Sur les bois anciens, le décapage complet n'est pas obligatoire. Cela dépend de l'état de la peinture et du support. Une attention particulière sera portée aux pièces les plus exposées (jet d'eau de fenêtre, bas de porte… ). En cas de décapage, il est impératif de ne pas endommager le support avec des méthodes trop agressives. La peinture doit être effectuée en trois couches : une impression, une sous-couche et une couche de finition. Il est souhaitable que l'impression soit de la même teinte que la couche de finition. En cas de démontage complet de la menuiserie et de remplacement de certaines pièces à neuf, il est indispensable de passer une impression sur les parties cachées dans les assemblages. De la même façon, il est souhaitable de peindre les feuillures de vitrage. Il est donc nécessaire d'instaurer une bonne collaboration entre le peintre et le menuisier. L'utilisation d'enduit pour masquer les aspérités ou les fissures des bois anciens est déconseillée. L'enduit a une tenue limitée dans le temps et forme une barrière entre le bois et la peinture qui ne peut plus assurer correctement son rôle protecteur. Traditionnellement, les pièces métalliques sont de la même couleur que les menuiseries ; sauf éventuellement les crémones qui peuvent être soit entièrement de teinte métal, soit de teinte canon de fusil avec poignée, gâche et coulisseau dorés. Si possible, pour permettre un bon fonctionnement, il est conseillé de décaper les charnières, les gonds, les espagnolettes et les verrous avant de les repeindre. Ferronneries (balcon, grille… ) En cas d'intervention d'un ferronnier, celui-ci réalisera le traitement anti-corrosion ; les deux couches de finitions seront appliquées par le peintre. Si les ferronneries ne sont pas démontées, le peintre prendra en charge la totalité de l'intervention : nettoyage (brossage), protection anti-corrosion et finition. Couleur préconisée par le règlement du Secteur Sauvegardé de Nantes : Bleu noir RAL 5004 Vert noir RAL 6012 Brun noir RAL 8022 d'autres teintes pourront être retenues après avis de l'Architecte des Bâtiments de France. Pièces de charpente apparentes Les poutres, les linteaux, les bouts de solive visibles dans la façade pourront soit être traités avec des produits d'imprégnation (type lasure) couleur bois foncé pour être mis en valeur, soit peints dans le même ton de la façade pour être plus discret. Les murs en pan de bois, les coursives en charpente et les escaliers en bois pourront fait l'objet d'une étude de mise en couleur qui devra recevoir l'approbation de l'Architecte des Bâtiments de France. Enduit ciment La réglementation du Secteur Sauvegardé autorise de façon exceptionnelle la conservation transitoire des enduits ciments sur les façades anciennes, à la condition où ces enduits soient en bon état (leur tenue devra être confirmé par des sondages). Dans ce cas, la façade sera peinte de préférence avec une peinture en film mince d'aspect mat. B) Les toitures a) Charpente Dans les immeubles anciens, les charpentes ne sont pas toujours visibles en raison de l'aménagement des combles. Les désordres qui les affectent ne sont souvent découverts qu'en cours de chantier. Il est néanmoins indispensable de remettre en état une charpente avant de refaire une couverture. Le charpentier se doit de vérifier la partie de charpente sur laquelle il intervient. Il effectuera un nettoyage et devra si nécessaire préconiser un traitement fongicide et insecticide adapté à la nature du bois. La restauration des charpentes devra être réalisée avec la même nature de bois, en respectant les sections et les assemblages. Les bois ne doivent pas être enfermés dans les maçonneries (ex sablière… ). Pour les solives et les poutres, laisser un jeu de dilatation au niveau des encastrements dans les murs. b) Couverture Les couvertures sont la plupart du temps en ardoises et appartiennent à deux grandes familles : - toiture à deux pentes, - toiture à la Mansart. Elles seront restaurées à l'identique. Pour les toitures à la Mansart le zinc (avec joints à tasseaux) a été utilisé pour couvrir sur les terrassons. Les faîtages peuvent être selon les cas réalisés à l'aide de faîteaux nantais en terre cuite, posés avec crêtes et embarrures au mortier de chaux (hydraulique naturelle) ou en zinc en fonction des dispositions d'origine. Les ardoises devront être naturelles ; posées au clou, ou au crochet noir. Les ardoises d'imitation sont proscrites. Il sera nécessaire de reprendre les techniques d'origine, en sauvegardant les détails particuliers (noues en ardoise, renvers, déversé, arêtiers à ardoise biaise, etc…). Il est souhaitable d'utiliser un zinc teinté ou patine afin d'éviter les brillances. Les descentes d'eau pluviale seront en zinc avec dauphin en fonte. En cas de réfection d'une toiture, le gabarit de la toiture antérieure doit être conservé à moins d'indication contraire de l'Architecte des Bâtiments de France. Il est indispensable de vérifier l'état de la charpente et de la restaurer si nécessaire avant de refaire la toiture. Lucarnes Les lucarnes participent à la composition architecturale des façades, à ce titre il ne faut pas négliger leur valeur patrimoniale. Il est donc indispensable de conserver les lucarnes d'origine avec toutes leurs dispositions : forme, mouluration et profil des bois. En cas de démontage, ces détails seront soigneusement relevés (photographies, dessins des moulures et des profils). Si possible, les bois sains seront conservés pour réemploi. La restauration devra se faire dans le respect des techniques utilisées à l'époque de la construction. La même démarche sera adoptée pour la création de lucarne (technique traditionnelle, respect de la composition de la façade, des moulures et des profils). La création de nouvelles lucarnes doit recevoir l'approbation de l'Architecte des Bâtiments de France. Il n'est pas envisageable de restaurer une façade si la couverture de l'immeuble et l'évacuation des eaux pluviales ne sont pas en parfait état. Ouvertures La création de verrières ou de châssis de toit est soumise à accord de l'Architecte des Bâtiments de France. Les châssis de toit seront de taille modeste (maximum 78 x 98 cm de haut) de proportion plus haute que large, et axés sur les verticales des fenêtres des étages inférieurs. Ils seront encastrés dans la couverture pour ne former aucune saillie. Lorsque les sorties de ventilation ne peuvent pas être installées dans des souches de cheminée, elles déboucheront en toiture par des grilles plates en zinc noir intégré dans le plan de couverture. Si des mécanismes d'extraction de fumée ou de ventilation doivent être prévus en couverture, ils devront être insonorisés et intégrés dans des massifs de maçonnerie de briques, ou (en cas d'accord) dans des volumes de châssis persiennes peints en gris ardoise. c) Souche de cheminée Les grandes souches de cheminée en brique font partie de l'esthétique du centre ville. Elles doivent être impérativement conservées et restaurées ; les réparations doivent être effectuées avec le même modèle de brique. En cas de reconstruction, il faut veiller à utiliser un modèle de brique cohérent avec l'époque de construction du bâtiment ou les autres souches de cheminée ; l'emploi de briques perforées est proscrit. Elles seront maçonnées avec un mortier bâtard de chaux aérienne et chaux hydraulique naturelle. Les souches de cheminée ne devrait pas être enduites, cette solution enferme l'humidité et modifie l'aspect. Si les souches font l'objet d'un traitement architectural particulier ou de recours à d'autres matériaux (en particulier le tuffeau), elles seront restaurées à l'identique. C) L'ornementation Sculpture La sculpture concerne tous les travaux qui dépassent le stade de la simple mouluration géométrique. Les travaux de sculpture seront réalisés obligatoirement par un sculpteur. Cependant la préparation des blocs (épannelage) peut être confiée aux tailleurs de pierre. Les sculpteurs utiliseront l'outillage traditionnel. Dans certains cas, des outils mécaniques pourront être employés pour le dégrossissage du sujet ; la finition doit être impérativement réalisée manuellement. Les sculpteurs, par leur travail, restitueront l'esprit du sujet à restaurer ou à refaire en recourant aux finitions propres au siècle qui a produit la sculpture. Restauration et conservation 1 - Conservation en l'état Si l'état de la pierre le permet et que la sculpture n'est pas endommagée, un simple nettoyage par brossage doux (sec ou humide) pourra suffire. Un badigeon de chaux léger permettra d'harmoniser la teinte de la sculpture avec celle des parements restaurés. 2 - Consolidation Des techniques traditionnelles à base de chaux : eau d'extinction de chaux, eau forte, lait de chaux, etc… peuvent être utilisées pour l'entretien et la protection des sculptures. Les consolidations à base de produits chimiques de synthèse seront utilisées dans des cas exceptionnels (exemple : protection par les Monuments Historiques) ; il est indispensable davoir une bonne connaissance de ces produits et de leurs effets. Les produits de ragréage (type stuc ou mortier-pierre) pourront être utilisés pour combler de petites lacunes ou restituer de petits éléments afin de redonner sa signification à la sculpture. Les mortiers à base hydraulique (ciment) sont à proscrire. Lorsque c'est possible, la pose de bouchons de pierre à joints marbriers (joints très fins) est préférable à l'utilisation du mortier de ragréage. La pierre utilisée doit être de même nature que celle de la sculpture. Les techniques de consolidation et de ragréage ne doivent en aucun cas se substituer au travail des sculpteurs. 3 - Retaille Elle doit être limitée afin de ne pas fragiliser la sculpture. Il faut veiller à ne pas dénaturer le sujet. Après la retaille, il est conseillé d'appliquer un badigeon de chaux léger ou une eau forte pour favoriser la formation d'une protection naturelle. Remplacement ou restitution Le remplacement à neuf peut être envisagé lorsque l'état de la pierre ne permet plus la conservation de la sculpture, ou qu'il n'y a plus assez de matière pour effectuer une retaille. Il conviendra de changer la pierre sur toute son épaisseur. La restitution doit s'appuyer sur des documents iconographiques suffisants pour déterminer les formes générales, la composition et l'esprit du décor disparu. Il est indispensable de prévoir la fourniture par le sculpteur de tous les dessins nécessaires à la compréhension du projet et de maquettes en volume dans les cas particuliers. Un ensemble de clichés photographiques avant et après intervention sera remis au responsable des travaux qui transmettra à Nantes Renaissance et au Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine. Peinture décorativePeinture des façades La peinture décorative n'a qu'un rôle esthétique. Dans le cadre du règlement du secteur sauvegardé trois cas peuvent se présenter : - améliorer l'aspect d'une façade ancienne cimentée dans l'attente d'une restauration définitive (retour aux dispositions d'origine). - harmoniser une façade récente sans caractère (construction en parpaing et ciment) avec son environnement. - restituer un décor d'origine Dans tous les cas, la solution retenue devra recevoir l'accord de l'Architecte des Bâtiments de France. La gamme des possibilités s'étend d'une simple couleur ou d'une patine jusqu'à des compositions complexes avec trompe-l'œil. Les enduits supports (tant à la chaux qu'au ciment) doivent être en bon état, ne présenter aucun décollement ni fissure. Sur les ciments, il est préférable d'employer des peintures minérales dont les coloris sont plus stables dans le temps. Les peintures qui forment un film étanche sont à proscrire. Les badigeons traditionnels à la chaux ne sont pas adaptés au ciment, ils nécessitent une préparation spéciale et sont moins durables. L'application d'une simple peinture ainsi que la préparation des fonds peuvent être confiées à une entreprise classique. En revanche, la composition et la réalisation de décors complexes (patine, glacis, trompe-l'œil) nécessitent l'intervention d'un peintre décorateur spécialisé. Une collaboration étroite entre ce dernier et l'entreprise chargée de la préparation est indispensable afin d'éviter l'emploi de produits incompatibles. Dans le cas de restitutions de décors, il faut rechercher les techniques d'origine. Dans le cas des façades en pierre de taille, un badigeon ou une patine traditionnels à la chaux permettent d'atténuer les différences de teinte entre les matériaux neufs et ceux qui sont conservés. Traditionnellement, les peintures de façades sont mates. Travaux intérieursPartie commune des immeubles (entrée, escalier, couloir) Les dispositions et les décors anciens en place (revêtement de sol, lambris, corniche, etc…) sont à préserver. Dans le cas où il ne subsiste rien du décor ancien, il faudra choisir des matériaux compatibles avec le bâti et concevoir un projet global cohérent. Dans tous les cas, il faudra veiller à redonner une unité décorative à l'ensemble des parties communes. Le projet devra recevoir l'accord de l'Architecte des Bâtiments de France. Les techniques de bâtiments actuelles (doublage systématique en plaque de plâtre, toile de verre…) souvent incompatibles avec les techniques anciennes de construction sont à proscrire. Association Nantes Renaissance Ville de Nantes Colette DELAUNAY-MARTIN, Jean-Marc AYRAULT Service Départemental de l'Architecture et du Patrimoine de Loire Atlantique Alain TOURNAIRE, Architecte des Bâtiments de France |
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